Publié : 2 décembre 2013

Francine Fournat-Ricard, sculptrice

La sculpture est-elle votre hobby ou votre métier ?
C’est mon métier.

Depuis quand exercez-vous le métier de sculpteur ?
Je suis sculptrice depuis 10 ans. Avant, j’étais graphiste ; je travaillais dans une agence de publicité.

Quels matériaux utilisez-vous ?
J’utilise le papier mâché que je fabrique à partir de papier journal, d’eau et de colle à papier peint.

Quels outils utilisez-vous ?
J’utilise essentiellement des petites pinces pour les structures en fil de fer ou en grillage ; mais l’outil principal reste mes mains.

Combien de temps mettez-vous pour une sculpture ?
Tout dépend de la taille de la sculpture et de mon inspiration.

Faites-vous de grosses ou de petites sculptures ?
Je fais les deux. Ma plus grande sculpture mesure environ 1m60.

Quel est le plus difficile dans votre métier ?
C’est peut-être la mise en couleur. Je ne suis pas toujours satisfaite du résultat.

Quels sont vos horaires de travail ?
J’organise mes journées comme je veux mais j’essaie de m’imposer des horaires. Le plus souvent je travaille la nuit car c’est calme.

Avez-vous déjà fait un projet avec un autre artiste ?
Oui avec une artiste qui s’appelle Wabé. Il s’agit d’une sculpture monumentale qui est à la Villette à la cité des Enfants.

Prenez-vous un modèle pour sculpter ?
Non. Je me sers le plus souvent de mon image ; je me regarde dans un miroir pour saisir les expressions de mon visage. J’utilise aussi mon mari comme modèle.

Avez-vous déjà exposé vos sculptures ?
Oui, à Paris, Montreuil, Rouen.

Vous arrive-t-il de rater ou de casser une sculpture ?
Oui mais en règle générale, quand je casse une sculpture c’est pour la recommencer.

Quelles études avez-vous faites ?
J’ai fait des études d’Arts Appliqués à Lille ; j’étudiais le dessin, la peinture et la sculpture. Puis j’ai fait les Beaux Arts à Paris.

Où travaillez-vous ?
Je travaille dans mon atelier à Lyons-la-Forêt.

Est-ce un métier plaisant ?
Oui car je fais ce que je veux, quand je veux. Mais c’est un métier incertain au niveau des rentrées d’argent car je n’ai pas de salaire fixe.

Donnez-vous des noms à vos sculptures ?
Oui, il y a « Moi-je », ma préférée, « Le liane », « Le vilain », « Dans ma couronne », « Foufleurs » …

Faites-vous de la sculpture pour être célèbre ?
Non, je suis assez discrète. Je préfère montrer mon travail.

Quel projet allons-nous mener ensemble ?
Je vous propose de réaliser un grand mobile fait à partir de petites têtes coiffées de bonnets. L’ensemble représentera un grand visage.

A la suite de cette interview, nous avons visité l’atelier de Francine. Nous avons découvert son univers et ses techniques de sculpteur. Voici quelques photos ...

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